Cannes 2019, mais où est le polar ?

Encore une fois, un festival de Cannes 2019 (presque) sans polar

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Comme d’habitude, Le festival de Cannes, qui vous donne rendez-vous sur la Croisette du 14 au 25 Mai prochain, fait la part belle au cinéma d’auteurs avec de nouvelles réalisations de vieux routiers comme Terence Malik, Ken Loach (tous deux déjà couronnés), coté francophone, comme Arnaud Desplechin, les incontournables frères Dardenne (également déjà couronnés), Xavier Dolan, le chouchou incontesté du festival et des critiques et même l’éternel Claude Lelouch, marathonien du festival, avec Les plus belles années d’une vie, la suite d’Un homme et une femme, Palme d’Or 1966. Ainsi le Festival, encore une fois oserai-je dire, fait preuve a minima de frilosité, au pire de clientélisme et d’entre-soi.

Le film de genre, et noramment le polar, a toujours été mal vu au festival même si on pouvait le retrouver dans les compétitions parallèles ou le marche du film. Cette fois-ci, il semble qu’il soit un peu plus visible avec de vrais polars en compétition, comme Le lac aux oies sauvages de Diao Yinan qui explore les bas-fonds d’une ville chinoise et les dernières heures d’un gangster. Ce réalisateur chinois s’était déjà fait remarque en 2014 avec Black Coal, enquête tortueuse.

On pourrait également citer Les misérables, premier long-métrage de Ladj Ly sur le quotidien de trois policiers de la Bac dans une banlieue difficile, mais comme le film d’Arnaud Desplechin, Roubaix, une Lumière, également en compétition, ces films tiennent plus du drame social, genre très prisé du festival, que du vrai thriller.

Plus proches du vrai polar, Trop vieux pour mourir jeune, les épisodes 4 et 5 de la nouvelle série criminelle de Ed Brubaker et Nicolas Winding Refn seront présentés hors compétition. Cette série explore la scène criminelle de Los Angeles et les parcours existentiels de divers personnages. Elle est écrite par le Danois Nicolas Winding Refn à qui on doit en 2011 le magnifique Drive, polar crépusculaire, onirique, esthétisant, avec un bande son à vous emmener au septième ciel ! Pour ce film, Nicolas Winding Refn avait obtenu en 2011 le Prix de la mise en scène à Cannes.

Pour s’y replonger, retrouvez ma critique de l’époque de son film Drive.

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