Ciels de foudre de C.J. Box
Parallèlement John Wayne Keely, un dangereux psychopathe qui vient de purger une peine de prison,
voue à Joe Pickett une haine incontrôlable. Il recherche Joe et après avoir semé quelques cadavres sur sa route, il aboutit finalement au ranch des Scarlett où il se fait embaucher. L’enquête sur la disparition d’Opal Scarlett et le vieux compte à régler entre Joe et Wayne Keely constituent les ingrédients d’un suspense qui va crescendo. Le dénouement final se passe dans des conditions météorologiques d’apocalypse : pluie diluvienne, inondations catastrophiques, ruisseaux se transformant en torrents.
C.J. Box prend le temps d’installer le décor et le contexte de l’histoire. Ensuite les évènements se précipitent et la tension devient de plus en plus grande pour aboutir à un final en apothéose.
Les choses ne se sont pas arrangées pour Joe puisqu’il s’est fait virer de son boulot qu’il adore et que sa famille est obligée de vivre chez sa belle mère qui ne l’apprécie pas du tout. Mais pas de panique pour les supporters de Joe Pickett, nul doute que dans un prochain livre il sera réintégré. D’ailleurs on n’a pas de mal à imaginer que la fin de ce livre soit le point de départ d’un prochain tome. Cela devient quand même une mauvaise habitude qu’un polar ne soit pas complètement terminé et que la suite se trouve sur le prochain livre. Pour ma part je déteste ce procédé, le polar ne doit pas suivre les mêmes principes que le roman-feuilleton !
En dehors de cette réserve, je trouve que c’est très bien fait, avec maîtrise, et on se laisse happer facilement par le récit. A mon avis, la violence et la fin sombre placent le livre plus dans la catégorie roman noir que roman policier.