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OSS 117, ou Faire du Neuf avec du Vieux
Comment des romans de gare ringards des années 60 sont devenus en moins de deux opus cinématographiques, une référence en matière d'humour décalé, de plongée sociologique dans la France des années 50 (pour le premier volet OSS 117, Le Caire Nid d'espions) ou des années 60 (pour le récent OSS177, Rio ne répond plus, voir en particulier La Revanche du Film Policier) et d'analyse ethnologique de la Beaufitude Ordinaire. Hubert Bonnisseur de La Bath (au passage dans les romans, il travaillait pour l'OSS américain, ancêtre de la CIA et non le SDECE, ancêtre de la DSGE) doit tout à son auteur Jean Bruce et à une collection Espionnage des Presses de la Cité qui connût sont heure de gloire dans les années 60-70. Il y aura même une collection Jean Bruce à partir de 1970. Cela deviendra même, succès aidant, une véritable entreprise familiale puisque qu'à la mort de Jean Bruce, sa femme, Josette Bruce reprendra le flambeau en 1966 et leurs enfants François et Martine Bruce suivront à partir de 1987.
Si le succès des deux derniers films doit beaucoup
à la prestation tout en mimiques, sourcils en accent circonflexe, complet strict de Jean Dujardin et reparties aussi cinglantes qu'affligeantes, il ne faudrait pas pour autant occulter le succès de la série des livres de gare, que la Famille Bruce alimentera pendant près de trois décennies. Les adaptations cinématographiques n'ont pas manqué
depuis le premier film en 1957. Faut dire que le cher OSS avait pas mal de pain sur la planche, à l'époque ! Non content de se coltiner les redoutables services secrets russes au plus fort de la période de guerre froide, de tomber les femmes toutes plus belles et fragiles les unes que les autres, il dut faire face à l'époque à d'autres héros récurrents de ce type, tous vedettes dans leur genre et titulaires d'une série à leur nom.
Je veux évidemment parler de types tels que les incontournables James Bond, Son Altesse Sérénissime (SAS) ou encore San Antonio mais aussi Coplan de Paul Kenny, principal rival littéraire de OSS 117. Epoque nostalgique où fleurissaient des collections telles telles que Police ou Espionnage du Fleuve Noir, à la couverture souple toujours ornée d'une pin-up aguichante, dont le style reviens en force comme en témoigne l'article consacré à Glamour Toujours ?. Vous pouvez retrouver tout l'univers de OSS117 sur le Site Officiel de l'Espion.
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