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Oscars et Polars
Paillettes, flashes qui crépitent, tapis rouge, tous les ingrédients d'une bonne soirée des Oscars devront être réunis ce 24 février pour décerner les petites statuettes tant convoitées. Le polar a rarement été à l'honneur dans ces soirées, encore que, dans les années fastes 40-50 des romans et films noirs, certaines œuvres sont devenues quasi mythiques avec des comédiens et comédiennes transformées en véritables icônes du septième art. Aussi Hardboiled vous offre des flash-back incontournables pour retrouver les Bogart, les Barbara Stanwyck et autres James Gagney dans des films devenus des classiques, même ceux qui n'ont obtenu aucune statuette, bien que multi-nominés.
Précision
A noter que dans cette sélection toute subjective,
écarté les films du maître britannique Alfred Hitchcock que j'ai du mal à considérer comme Hardboiled, même si ses films sont souvent très noirs. De plus, les classiques retenus sont majoritairement, pour ne pas dire exclusivement, des films américains des années 40-50, la plus belle période de référence des films et polars Hardboiled. Question de convention !Je suis sur que vous avez beaucoup d'autres références, des films que je n'ai pas mentionnés, alors contribuez à enrichir cette liste !
Les plus Beaux Oscars du Polar
| En 1940 Rebecca obtient
| En 1941 Joan Fontaine meilleure
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| En 1943 Casablanca
| Une année 1945 très faste avec Le Poison
(The Lost Weekend), meilleur film, meilleur réalisateur pour Billy Wilder et Ray Milland, meilleur acteur dans ce film. | Autre film noir cette année-là, Le Roman de Mildred Pierce (Mildred Pierce) dans lequel Joan Crawford sera sacrée meilleure actrice. Que du beau monde ! |
Les Nominés mais Oubliés des Oscars
| En 1942, l'incontournable The Maltese Falcon (Le Faucon Maltais) est nominé 3 fois mais n'obtient aucune statuette malgré le roman de [article=] et la prestation de Sydney Greensteen dans le rôle de Gasper Gutman, sans oublier Peter Lorre (l'ancien M le Maudit). D'accord, je n'ai pas cité Sam Spade, ou plutôt Humphrey Bogart, mais vous l'aurez retenu par vous même. | Un extrait de The Maltese Falcon. |
| En 1944, Double Indemnity (Assurance sur la Mort) du toujours vert Billy Wilder avec une Barbara Stanwyck vénéneuse à souhait et à mourir sur une adaptation de James Cain, le spécialiste du genre. Le film sera nominé la bagatelle de 7 fois aux Oscars en 1945 et fera l'objet de pas moins de 4 reprises différentes. Un classique ! Jusqu'en 1981 avec un film qui a jeté les bases du renouveau du genre (style néo-polar) avec Body Heat de Laurence Kasdan. | Vous pouvez
aller voir un extrait dans le dossier consacré Les Plus beaux Baisers du Polar. |
en 1947, The Killers de Robert Siodmak
sera nominé 4 fois avec une narration tout en flash-back où l'on voit un Burt Lancaster se faire buter dés le début du film et une Ava Gardner plus belle que jamais. Je vous avais déjà suggéré l'achat du superbe coffret de ce classique comme cadeau de Noël 2007. | En prime un extrait de The Killers. |
| En 1951, hors de question de passer sous silence le sublimissime Asphalt Jungle, nominé 4 fois pour John Huston, meilleur réalisateur et Sam Jaffe, meilleur acteur. Si vous n'avez pas vu ce même Sam Jaffe se faire alpaguer par les flics parce qu'il a un peu trop perdu de temps à reluquer une danseuse dans un bar, alors jetez vous sur ce classique. En prime, vous aurez Marylin Monroe dans un petit rôle. Hardboiled est donc heureux de vous en offrir un extrait. | Toujours la même année,
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Pourquoi n'ont ils rien eu ?
En 1932,
Scarface d'Howard Hawks avec Paul Muni ne sera même pas cité, mais fera par la suite l'objet d'un remake remarqué de Brian de Palma avec un Al Pacino habité !En 1941, The Big Sleep, d'Howard Hawksavec le couple déjà mythique Bogart/Bacall et à la baguette, un autre couple de la même étoffe, [article=]/Faulkner restera bredouille peut-être à cause d'une intrigue totalement hermétique. Mais ne soyons pas sectaire et retrouvons un extrait du film.
En 1946,
j'hésite
à mentionner Gilda de Charles Vidor, mais juste pour la prestation de Rita Hayworth qui ôte ses longs gants noirs avec une sensualité à faire damner tous les voyous de la terre. Retrouvez cet extrait mémorable dans Les Plus beaux Baisers du Polar.En 1947, Out of the Past, de Jacques Tourneur où Robert Mitchum,
dans son premier rôle en vedette dans un film de série A, prête son flegme et son laconisme si singulier à une histoire où le combat entre poids du passé et volonté du présent le dispute au fatalisme inexorable et à la perversité, le tout magnifié par un noir et blanc qui fait de ce film une œuvre fondamentale du film noir.En 1955, sort une perle noire du cinéma, jamais égalée,
Toujours en 1955, Du rififi chez les hommes, de Jules Dassin; je sais c'est un film français mais il a été nominé à Cannes (c'est pas Los Angeles, mais quand même et les américains eux-mêmes considèrent Cannes comme la Mecque du cinéma. Et puis, j'ai récemment consacré un dossier à Albert Simonin, Le Chateaubriand de la pègre.
En 1956, The Killing,
| En 1958, Touch of Evil, du génial Orson Wells, également bredouille avec un Charlton Heston pas spécialement dans son registre habituel mais un long plan séquence en début de film incroyable. Un petit extrait s'impose. |
Et après les années fastes ?
Après les années fastes 40-50 du film et roman noir Hardboiled, il faudra attendre le début des années 70 avec une vague de très bons films reprenant le flambeau du polar plus ou moins noir.On peut commencé en 1971,
En 1972,
En 1973, on a droit à un superbe film pas si noir que ça mais que je me sens obligé de citer ne serait ce que pour le sujet traité et de quelle façon ! Meilleur film, L’Arnaque (The Sting) réalisé par George Roy Hill oscarisé comme Meilleur réalisateur.
En 1974, on a droit à la suite du Parrain avec oscar du Meilleur film, Le Parrain II (The Godfather, Part II) et Francis Ford Coppola pour son premier oscar en tant que réalisateur ! (il en avait déjà eu un comme co-scénariste du Parrain 1 et un autre comme scénariste de Patton en 1970).
Après j'abandonne, car il faudra attendre 2006 pour voir un vrai polar obtenir la récompense suprême, Oscar du Meilleur Film, avec Les Infiltrés d'un certain Martin Scorsese. Et encore s'agit-il d'un remake de la trilogie hongkongaise Infernal Affairs de Andrew Lau.
En Conclusion
Ironie de l'histoire quand le film noir américain va puiser son inspiration en Asie, 40 ans après son âge d'or.
La boucle est pratiquement bouclée puisque ces mêmes réalisateurs asiatiques revendiquent pour beaucoup des influences de réalisateurs occidentaux comme Melville, Godard et le même Scorsese, comme en témoigne le dossier consacré à un Effet de Mode ou Vrai Renouveau du Film Policier Français. Et oui, les Robert Mitchum, Barbara Stanwick et autres Ava Gardner sont remplacées par les Tony Leung, Gong Li et Maggie Cheung.Comme quoi, la thématique du polar reste universelle, Les Bons et les Méchants n'ont pas fini de se colleter

