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Polar Hardboiled

Vous les Durs à Cuire, suivez la route du Polar Hardboiled, du Roman Policier Noir

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Christophe Lecoules Mort à Dunkerque

J'ai quelques scrupules à me faire figurer en dessous de James hadley Chase mais comme le commentaire de cette partie du forum indiquait "auteurs inconnus futurs piliers du polar", j'ai eu la prétention de me recconaître là-dedans
Ainsi donc, nouvellement inscrit sur le site, je saute sur l'occasion pour promotionner mon porpre ouvrage et moi, par là-même. D'autant que mon personnage me semble correspondre aux hard boiled dicks, et pour cause. Je me suis fortement inspiré des grandes figures pour le créer. Il a toute la panoplie, à commencer par la secrétaire comme le prouve cet extrait du roman qui vous donnera un petit aperçu du ton du livre.

"Avant de pousser la porte, tu passes ta main sur la plaque en marmorite. Tu fais toujours ça. Par habitude plus qu’autre chose. C’est le geste que tu as fait le jour de l’inauguration. Depuis c’est devenu un réflexe, une manie presque. Chaque fois que tu franchis ce seuil, tu te sens obligé de répéter ce rituel ridicule. Le bureau est au troisième. Tu gravis les marches quatre à quatre. Une porte vitrée au bout du couloir, sur la gauche, où sont reproduites au pochoir les mêmes inscriptions que celles qui figurent en bas. Tu actionnes vigoureusement la poignée.
  • Un type a téléphoné, glapit une belle brune derrière un bureau à peine es-tu entré. Il voulait vous parler. Ça avait l’air important.
  • Qui c’est celle-là ?
Ta secrétaire.
  • Ah parce que moi aussi, j’ai une secrétaire !
Evidemment que tu as une secrétaire. Tous les privés ont une secrétaire.
  • Les autres, je ne sais pas, mais moi je vois pas bien ce que je pourrais foutre d’une secrétaire.
Officiellement, elle est là pour trier tes papiers, payer tes factures, répondre au téléphone. La basse besogne. Tout ce qu’un type dans ton genre ne peut pas se permettre de faire sinon à perdre la face. En fait, elle est surtout là pour assurer le « contrepoint féminin dans un univers essentiellement masculin où la violence est la règle »
  • C’est de qui cette connerie ?
Ernst Michener, Mythologie du roman noir.
  • Jamais entendu parler.
Aucune importance.
  • Et elle a un nom, ma secrétaire ?
Elle s’appelle Nancy.
  • Nancy comment ?
Nancy tout court.
  • Je couche avec, je suppose ?
C’est un peu plus subtil que ça.
  • C’est-à-dire ?
Vous entretenez une relation ambiguë. Vous minaudez, vous vous tournez autour, vos propos sont équivoques. Pour le lecteur, il ne fait aucun doute qu’il y a plus qu’une simple relation d’ordre professionnel mais rien dans les faits qui permette de le confirmer.
  • D’accord. Je vois le genre. Il y a juste un petit problème. Elle ne me plaît pas du tout. Physiquement, je veux dire. Les petites bombes latinos, ce n’est pas mon truc. Moi, ce que j’aime c’est les grandes blondes plantureuses. Il n’y aurait pas moyen de changer.
Une peroxydée, ça pourrait aller ?
  • A la rigueur.
Va pour une fausse blonde.
  • Bon, où on en était ? Ah oui… Il a donné son nom ?
  • Qui ça ? demande Nancy en tirant sur ses boucles blondes.
  • Ben, le type qui a téléphoné !
  • Non, il a juste dit que c’était très important. Qu’il allait rappeler."


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