Michael Connelly, L'Inspecteur Hieronymous Bosch
Michael Connelly est né dans la banlieue de Philadelphie en 1957 (deuxième d'une famille de six enfants), où il grandit jusqu'à l'âge de 11 ans, avant de déménager en Floride. Il est à priori destiné à devenir entrepreneur en bâtiment, comme son père. Mais il lit les bons polars de Raymond Chandler et décide d'écrire comme journaliste d'abord comme reporter à Daytona Beach puis à Fort Lauderdale, en charge des procès et des affaires criminelles (déjà cette approche du crime). A 30 ans, il décide de partir pour Los Angeles, ville du crime s'il en est, et entre au prestigieux Los Angeles Times. Son premier roman, "Les Egouts de Los Angeles", sort en 1992. Pour ce roman il reçoit en France le Prix Calibre 38 en 1993.
Son héros, le Détective Hieronymus Bosch,
solitaire et pessimiste avec une vision assez noire de la vie (encore que très attachant) est promis à un bel avenir. Le cycle des "Harry" compte aujourd'hui huit titres.
A 44 ans, Michael Connelly passe aujourd'hui pour un des meilleurs auteurs américains de romans noirs. Jusqu'à son quatrième roman, Michael Connelly mène de front son boulot de reporter et d'écrivain. Il remporte notamment le Prix Pulitzer avec un confrère pour plusieurs articles sur les survivants d'un crash d'avion. Sa notoriété grandissant, il se consacre depuis 1994 uniquement à l'écriture depuis "La Blonde en béton").
Un nouveau personnage Terry McCaleb apparaît en 1998 dans "Créances de sang" , un ancien du FBI obligé de quitter son activité à cause d'une opération à cur ouvert. Le grand Clint Eastwood a réalisé et joué dans l'adaptation de ce roman trés attachant et plein de suspense, film "Blood Work" sorti aux States et prévu en France en octobre 2002. En dehors de ses deux héros récurrents, Connelly a fait une tentative plutôt réussie dans le thriller pur et dur en 1995 avec "Le Poète". Il vit toujours aujourd'hui à Los Angeles avec sa femme et son premier enfant, grâce à l'argent d'Hollywood. En effet, la plupart de ses romans ont en effet été achetés par les studios pour être adaptés au cinéma et Clint Eastwood a même acheté les droits des "Créances de sang" sans même en avoir lu une seule ligne.
Pour les anglophones, vous pouvez aller sur le site officiel de Michael Connelly pour faire plus de détails. Son dernier ouvrage "Deuil Interdit" vient de sortir en France (septembre 2005) et nous ramène dans le Los Angeles de l'été 1988, où une jeune fille de 16 ans, Becky Verloren, est enlevée chez elle, puis retrouvée quelques jours plus tard, une balle tirée en pleine poitrine. Tout fait penser à un suicide et si les premiers enquêteurs ont, eux, songé à un meurtre, personne n'a jamais été arrêté. Dix-huit ans plus tard, l'inspecteur Harry Bosch, qui vient de réintégrer le LAPD après trois ans de retraite, reçoit les résultats d'une analyse d'ADN qui remet l'affaire en selle. Et, plus ennuyeux pour lui qui doit se tenir à carreau s'il ne veut pas se retrouver définitivement hors course : avec ces résultats, ce sont les premières menaces qui arrivent. Colère, douleur et surtout danger, l'enquête prend vite des allures de cauchemar.
solitaire et pessimiste avec une vision assez noire de la vie (encore que très attachant) est promis à un bel avenir. Le cycle des "Harry" compte aujourd'hui huit titres.
Comments
Dans cette présentation de Connely et de la série Harry Bosch, un élément important me paraît oublié : il s'agit de l'adversité récurrente à laquelle Bosch doit faire face au sein même de l'institution policière. Qu'il s'agisse de supérieurs arrivistes et désireux de ne pas faire de vagues, ou de flics véreux ou carrément criminels. Dans un cas particulier, c'est un journaliste avec lequel Bosch entretenait de rapports quasi-professionnels et amicaux qui se révèle un serial killer. Par conséquent le héros doit fréquemment mener son combat sur deux fronts : face à la marginalité criminelle et au milieu et contre l'inertie (quand ce n'est pas pire) de l'institution - à noter que le FBI apparaît souvent comme une bureaucratie tatillonne et paralysante. Par conséquent, Harry Bosch rejoint souvent la figure de l'incorruptible persécuté.
Bibliographie